Extreme Makeover : Mickey Edition

22-11-2009 - 12:57 - Par

EpicMickeyBandeau

81 ans après sa création, la souris superstar est actuellement en plein lifting chez Disney. C’est qu’il y a 5 milliards de recettes annuelles à préserver…

Entre textos, web 2.0, téléchargement, et nouveaux héros (de Bakugan à Harry Potter en passant par ceux de Pixar ou Dreamworks), quelle place pour les icônes octogénaires ? C’est la question épineuse à laquelle essaie de répondre actuellement Disney. En ligne de mire : Mickey Mouse, superstar depuis 1928, qui, au fil des décennies, est davantage devenue un emblème de la marque qu’un personnage à part entière. Mais forcément, quand une légende rapporte 5 milliards de dollars annuels en merchandising, on n’y touche pas à la légère. Et à l’ère du tout numérique, c’est bien par le biais du jeu vidéo que Mickey va connaître son opération de chirurgie esthétique la plus radicale depuis sa création avec le titre EPIC MICKEY. En exclusivité sur la console Wii, la plus familiale de toutes en plus de ça !

EpicMickeyPosterSi les spotlights se braquent sur EPIC MICKEY, c’est qu’il s’agit là de la première pierre à l’édifice du lifting de la star. Parallèlement, Disney travaille à un relooking complet du héros, de sa façon de marcher à celle de parler, afin de réconcilier les kids avec la souris, aussi bien via ses apparitions télé sur Disney Channel, sur le Net et dans les parcs à thèmes. C’est que sur les 5 milliards précités, seulement 20% émanent des Etats-Unis. Il y a donc urgence à réconcilier les kids ricains avec Mickey. Et embarquer le reste du monde dans le mouvement. Une volonté qui risquerait de se voir franchement remise en question si EPIC MICKEY n’est pas bien reçu par le public… Un jeu qui attire toutes les curiosités puisqu’il est développé par la société Junction Point (filiale de Disney Interactive depuis 2007), dont le patron, Warren Spector, n’est rien de moins que le créateur de séries légendaires comme DEUS EX ou ULTIMA VI et VII.

Deux artworks du jeu entourent le Mickey traditionnel. Forcément, ça change...

Deux artworks du jeu entourent le Mickey traditionnel. Forcément, ça change...

Et qu’a donc concocté Spector ? « Je souhaitais que Mickey soit capable d’être vilain, qu’on puisse mal se comporter lorsqu’on le contrôle. Même être quelque peu égoïste. La vache, quelle opportunité de pouvoir se lâcher avec l’icône la plus reconnaissable qui soit », se confiait récemment l’artiste au New York Times, qui, pour la modélisation en 3D du nouveau Mickey, a demandé conseil à rien de moins que… John Lasseter. Voir l’un des héros les plus lisses se comporter en bad ass, voilà une sacrée nouveauté. D’autant que c’est tout l’univers Disney qu’EPIC MICKEY va relifter, comme le confirment les superbes artworks récemment dévoilés. Dans le jeu, Mickey se retrouvera catapulté dans un univers sombre et steampunk où sont condamnés à vivre les personnages que la firme n’exploite plus. Parmi eux, Oswald Le Lapin Chanceux, créé par Disney en 1927 comme ébauche de Mickey, puis revendu à Universal, avant un rachat récent, spécialement pour le jeu. Un lapin bien vénère qui, jaloux du succès de Mickey, décide de lancer sur l’univers Disney le Fantôme Noir, qui entache le « Small World » d’encre noire, obligeant Mickey à se munir de pinceaux pour tout repeindre de belles couleurs. Quitte à foutre quelques baffes bien senties, voire à se transformer en rat agressif, dans le processus. Une sorte de retour aux sources en somme, puisque dans le court métrage STEAMBOAT WILLIE (1928), Mickey avait ce côté farceur tendance bagarreur… « Au bout du compte, les joueurs devront se demander ‘Quel héros suis-je ?’ ». Réponse à l’automne 2010 !

Artwork du jeu

Artwork du jeu

Screenshot du jeu : un Mickey bien vénère

Screenshot du jeu : un Mickey bien vénère

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