R.I.P. : les projets déjà enterrés

22-11-2009 - 18:02 - Par

Tomstone

Ça se déclare en fanfare, ça s’enterre sans trompette. 20.000 LIEUES SOUS LES MERS est mort, comme plein de copains.

NemoMcG (TERMINATOR SALVATION) avait signé, le scénario avait été commandé et le casting  n’était qu’une question de formalités et de contrats à quelques zéros, mais Disney a décidé de mettre en suspens à durée indéterminée le remake le plus excitant depuis… depuis… longtemps. Au moment où Dick Cook, le boss de la major, a pris la porte, le budget était encore objet de discorde. La crise et quelques projets hors de prix (TRON le retour, par exemple) aidant, Disney aura préféré lancé officiellement le quatrième opus de la très lucrative franchise PIRATES DES CARAÏBES, avec Rob Marshall à la réalisation, que risquer ses billes dans l’adaptation d’un Jules Verne. Qui plus est sous la houlette de McG, décevant avec ses 371 millions de dollars au box-office pour TERMINATOR 4.

Mais 20.000 LIEUES SOUS LES MERS n’est pas le seul «projet très attendu» à baisser le rideau. Un mal ou un bien : le «pas vraiment remake mais plutôt ré-adaptation américaine du manga original» de OLD BOY par Spielberg et Will Smith est officiellement mort. OldBoyProblèmes lors des négociations pour la sécurisation des droits avec Mandate Pictures, il paraît. Hop, on enterre tout ce foin. Et quand l’économie ne frappe pas, c’est la peur de l’échec qui paralyse. Dites adieu à l’adaptation de «The Dark Tower» de Stephen King par J.J. Abrams. Le réalisateur a confié «avoir peur de tout merder» mais «verrait bien le film écrit par quelqu’un d’autre». D’accord. Rien à voir donc avec la nouvelle franchise STAR TREK dont il est devenu l’ambassadeur officiel (avec près de 400 millions de dollars de recette fait dans un vieux pot, on comprend qu’il ne lâche par l’entreprise) et dont il prépare actuellement le 2e opus. Et si vous n’irez jamais voir SUPERGRAVE 2 au cinéma, ce n’est pas tant que Greg Mottola ou Judd Apatow n’en veulent pas, mais ce sont les acteurs, Jonah Hill et Christopher Mintz-Plasse qui brandissent leur droit de réserve. «Ils trouvent que le premier est un bijou, alors ils ne veulent pas en faire un deuxième tout merdique», explique le mogul de la poilade adolescente Apatow.  Un projet, ça se décide avec toutes les cartes en main… un bide est si vite arrivé.

AndersonFaites votre deuil, mais n’oubliez pas : derrière ces mauvaises nouvelles, ces aveux d’échec et ces désistements intempestifs, d’autres gardent la foi. Hollywood avait bien tenté d’enterrer l’adaptation de «Castlevania» par Paul W.S. Anderson, mais le producteur/réalisateur/scénariste etc. résiste. Planté par Sylvain White (STEPPIN’), un départ qui signa l’arrêt de mort du projet, Anderson est allé dénicher James Wan (SAW, DEATH SENTENCE) pour reprendre la réalisation de son bébé. Une bien belle nouvelle qui ne manquera pas d’enrager les fans. Comme quoi, rien n’arrête les grands artistes…

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