Focus sur… Duncan Jones
30-11-2009 - 14:12 -
Vous ne le connaissez pas encore, mais il est l’une des révélations tonitruantes de 2009. Et ne risque pas de retomber dans l’anonymat.
![]() Duncan Jones et Papa Bowie Janvier 2009, festival de Sundance : un film de SF réalisé avec trois francs six sous se voit auréolé d’un buzz sans nom. Son titre ? MOON. C’est que cet objet que l’on croirait sorti tout droit des années 70 avec son ambiance poético-oppressante et ses effets spéciaux old school (entendez par là maquettes et matte paintings) a été réalisé par Duncan Jones, qui n’est ni plus ni moins que le fils d’un des artistes les plus importants du 20ème siècle : David Bowie. Mais MOON est bien plus que l’énième œuvre d’un «fils de» en quête de reconnaissance. C’est une véritable déclaration d’amour au cinéma, où le récit est au centre de tout, et où l’acteur principal, le superbement intense Sam Rockwell (CHOKE, IRON MAN 2), prouve une fois de plus qu’il est l’un des acteurs les plus bandants de sa génération. Sauf que… Vous l’avez vu MOON ? Ben non. Car s’il est sorti un peu partout dans le monde, il est encore inédit en France, où il devrait enfin atteindre les salles obscures en avril prochain grâce à l’indépendant Swift Distribution.
![]() Premier artwork de MUTE
![]() © Getty Images Le projet en question ? SOURCE CODE, avec rien de moins que Jake Gyllenhaal en vedette et un tournage prévu en 2010, Jones bossant déjà sur la préproduction. Là encore, Jones opte pour le thriller SF. Gyllenhaal devrait y camper un soldat américain qui se réveille dans le corps d’un autre homme et qui, à la manière d’UN JOUR SANS FIN, revit inlassablement le même événement, l’explosion d’un train, jusqu’à en trouver le responsable. Pour expliquer sa décision de mettre MUTE de côté, Jones a posté sur son Twitter les mots suivants : «MUTE est juste retardé. C’est un projet difficile à vendre, et SOURCE CODE était une proposition impossible à refuser». MUTE, au budget plus conséquent que celui de MOON, serait en effet «un projet hors de toute norme» selon Jones, qui doit donc faire ses preuves sur un film plus grand public avant de voir un producteur lui offrir sonnant et trébuchant l’argent dont il a besoin. SOURCE CODE ou MUTE, peu importe. Pour nous, ce qui compte, c’est que le nom de Duncan Jones soit très prochainement apposé sur le générique d’un film…
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