Top 50 de la décennie

23-12-2009 - 13:03 - Par

Top50Bandeau

Parce qu’il était trop compliqué de comprimer une décennie de cinéphagie intense en dix films, Cinemateaser a décidé de multiplier par cinq. Et ça a encore été un casse-tête !

Emmanuelle Spadacenta

Sunshine11. Sunshine, de Danny Boyle, 2007

Film de SF, thriller horrifique, fable philosophique sur le combat entre foi et déterminisme, Boyle envoyait quelques personnages bouleversants dans l’espace réanimer le soleil pour les confronter au monstre de leur croyance. Écolo avant la lettre, oui. Mais avant tout, une démonstration de cinéma en huis-clos et des images surpuissantes. Un chef d’œuvre total.

Vol932. Vol 93, de Paul Greengrass, 2006

Avec sa caméra de l’urgence, Paul Greengrass a agité le deuil du 11/9. Reconstitution des attaques du point de vue des tours de contrôle, de quelques terroristes et du seul avion que ses passagers, américains désespérés, sont parvenu à détourner, Greengrass signe un film catastrophe si cathartique qu’il est l’un des plus importants de notre époque.

Host3. The Host, de Bong Joon-Ho, 2006

Avec l’histoire d’un père et d’une fratrie en recherche de la petite sœur kidnappée par une bête terrifiante, rejeton de l’hyper-pollution de Séoul, Bong Joon-Ho dessinait les grandes lignes de son cinéma tragi-comique, un poil féministe, puissant d’une détermination toute asiatique, ancrée dans une imagerie très combattante. Purement incroyable.

Elephant4. Elephant, de Gus Van Sant, 2003

Van Sant n’a jamais fait plus émouvant qu’en filmant sa vision du massacre de Columbine, avec de longs plans de steadycam, des cadres indolents sur de mystérieux ados, quitte à être un iconoclaste formel. En nous berçant de pureté pour mieux nous violer de coups de fusils à pompe, il aura parfaitement réussi à imposer son style éthéré, naturaliste et immersif.

BloodySunday5. Bloody Sunday, de Paul Greengrass, 2002

Le devoir de mémoire de Greengrass est un attentat sur le cinéma. Direction l’Irlande du Nord et les horreurs du 30 janvier 1972, quand les policiers anglais tirent à vue sur une marche protestante. Il y a la rage primordiale, tant dans la réalisation que dans le jeu effarant de quelques acteurs, pour transformer ce brillant docu-drama en un testament pour la paix.

28weeks6. 28 semaines plus tard, de Juan Carlos Fresnadillo, 2007

Suite de, mais pas des moindres, 28 SEMAINES commence par une scène incroyable, s’achève par une scène géniale, avec entre deux, des scènes phénoménales. Ça suffit pour faire de lui un survival haletant, comme un étrange manifeste sur la nature humaine, ou un constat éreintant l’influence des USA sur l’Angleterre. Le film d’horreur en sera défié à jamais.

PrincessWarrior7. The Princess and the Warrior, de Tom Tykwer, 2000

Bien plus soigné que le COURS LOLA, COURS qui l’aura fait connaître, THE PRINCESS est un vrai conte autour d’une fille amoureuse prête à tout pour dompter un indomptable hors-la-loi. Une mise en scène époustouflante, un sound-design approchant la perfection et la meilleure scène de trachéotomie sauvage pour une ode crève-coeur à l’amour déviant.

OldBoy8. Old Boy, de Park Chan-Wook, 2004

L’ambassadeur 4 étoiles du cinéma sud-coréen a livré avec OLD BOY le polar parfait. Noir, audacieux, débordant d’une énergie viscérale nichée au creux de chaque dialogue, chaque action, chaque cadre, il offrait son plus beau rôle au fou Choï Min-Sik. Depuis Park Chan-Wook n’a jamais fait plus frappant. Narrativement et esthétiquement, s’entend.

Transformers9. Transformers, de Michael Bay, 2007

En poussant d’un cran le photo-réalisme (Bonecrusher sur la 4 voies, entre autres), Michael Bay assumait enfin sa démesure visuelle. Avec une naïveté qui n’appartient qu’à lui (celle de croire mordicus que le spectateur le suivra peu importe l’absurdité dont il redouble), il rendait au cinéma le pouvoir d’être très grand face au minuscule cinéphage.

DarkKnight110. The Dark Knight, de Christopher Nolan, 2008

Tout a été dit sur la maestria DARK KNIGHT, tout est vrai. De la transcendance du film de super-héros en hyper-polar, à la place du justicier dans une société post 9/11 et j’en passe, le film de Nolan est l’un des rares divertissements populaires contemporains à multiplier les grilles de lectures pour, au final, rendre à Batman sa place centrale dans la culture américaine.

28jours11. 28 jours plus tard, de Danny Boyle, 2003

En vidant Londres pour des plans d’une beauté sans précédent et en cassant les codes léthargiques du genre, Danny Boyle livrait une transe gore et tachycharde à nul autre pareille. Non seulement est-ce imaginatif, mais c’est surtout la preuve qu’on pouvait faire un bijou avec une caméra dv pourrie. Dans les années 2000, l’Apocalypse a trouvé son film.

MortPeau12. La mort dans la peau, de Paul Greengrass, 2004

Il y avait d’abord la surprise d’un deuxième opus bien meilleur que le premier made in Doug Liman. Puis la naissance d’un duo Matt Damon/Greengrass qui a rendu très nerveux le cinéma. Enfin, il y a cette histoire trépidante d’un agent sans mémoire en quête d’une vérité moche. Résultat : l’un des films d’action les plus efficaces de la décennie.

RockAcademy13. Rock Academy, de Richard Linklater, 2004

Peut-être, est-ce en retard qu’on a réalisé l’égémonie comique de Jack Black, mais on est content de l’avoir découvert avec ce film 100% anar. En jouant sur une certaine nostalgie du rock ringard et un rapport intergénérationel d’une extrême générosité, Linklater livre la comédie de la décennie. Celle où on chiale à voir des gosses s’accomplir par la guitare.

Ratatouille14. Ratatouille, de Brad Bird, 2007

Sûrement le plus épicurien, le plus romanesque des Pixar, l’un des plus drôles aussi. La lutte des classes, l’accomplissement par l’autre, un tacle aux jugements hâtifs et la scène la plus cool du cinoche avec une ratatouille qui fait retomber en enfance le plus frigide des critiques. Comme quoi, chez Pixar a vraiment tout compris. Le plus peine-à-jouir peut y verser sa larme.

Sweet1615. Sweet Sixteen, de Ken Loach, 2002

L’adolescence perdue ne sera jamais plus belle que sous l’œil bienveillant mais sévère de Ken Loach, ce grand réalisateur dont on ne dira jamais assez de bien. Du social, une grande richesse de cœur sous le ciel gris d’une Angleterre austère, et cette grande révélation, Martin Compston, air de prolo mais grâce totale. Bouleversant.

HighFi16. High Fidelity, de Stephen Frears, 2000

En plus d’être le film de toute une génération qui classe ses disques par ordre alphabétique et fait des top 5 pour un oui ou pour un non, c’est aussi l’une des comédies les plus justes sur la solitude du mélomane. C’était déjà énormissime en livre et c’est magnifiquement adapté en film. Qui plus est, ça ne vieillit pas. À se demander pourquoi il n’est pas plus haut dans ce top.

Brokeback17. Le Secret de Brokeback Mountain, d’Ang Lee, 2006

Le mélodrame de la décennie pour sûr. Heath Ledger y avait des airs de star des années 60, Jake Gyllenhaal y asseyait son statut de futur grand. Les paysages et les ceintures qui se détachaient y étaient sauvages, la fin était bouleversante sans être lacrymale. On avait trouvé le digne successeur de la juste sensibilité de SUR LA ROUTE DE MADISON.

GoodNight18. Good Night, and Good Luck, de George Clooney, 2006

La classe totale pour cette masse compacte (1h35 à peine) de cinéma cérébral, dépouillée d’effets superflus, prolixe sans être trop bavarde et surtout ouvertement politique. George Clooney, qui ne fait pas assez de cinéma, y castait le fleuron discret d’Hollywood pour monter sa troupe indie et revendicative. Un certain esprit de résistance qui fait du bien.

D9-119. District 9, de Neill Blomkamp, 2009

Déjà au sommet de mon top de l’année, l’aventure rétro-futuriste de Neill Blomkamp ne pouvait échapper aux premières places de la décennie. Actioner explosif, tract préventif sur les dérives des sentiments nationalistes, et chef d’œuvre visuel ultime, DISTRICT 9 confirme que dans les années 2000, la SF s’est placée entre les mains bienveillantes de réalisateurs vigilants.

Royaume20. Le Royaume, de Peter Berg, 2007

Édifiant sur l’impasse des relations diplomatiques et humaines entre les USA et le Moyen-Orient, LE ROYAUME, actioner nerveux et sans concession, thriller fascinant, drame chez les agents gouvernementaux américains, peut se vanter d’avoir le générique le plus explicite du cinéma politique. Il y a des images dont on ne s’est toujours pas remis.

21. Memories of Murder, de Bong Joon-Ho, 2004

22. La trilogie de l’anneau, de Peter Jackson, 2001 – 2003

23. Wall E, d’Andrew Stanton, 2008

24. Toy Story 2, de John Lasseter, 2000

25. Révélations, de Michael Mann, 2000

26. La guerre des mondes, de Steven Spielberg, 2005

27. Paranoïd Park, de Gus Van Sant, 2007

28. Zodiac, de David Fincher, 2007

29. Presque Célèbre, de Cameron Crowe, 2001

30. Batman Begins, de Christopher Nolan, 2005

31. Slumdog Millionaire, de Danny Boyle, 2009

32. Trois enterrements, de Tommy Lee Jones, 2005

33. Omagh, de Pete Travis, 2005

34. After the Wedding, de Suzanne Bier, 2007

35. Gladiator, de Ridley Scott, 2000

36. Là-Haut, de Pete Docter, 2009

37. Les fils de l’Homme, d’Alfonso Cuàron, 2006

38. The Machinist, de Brad Anderson, 2005

39. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, de Alfonso Cuàron, 2004

40. Pusher, de Nicolas Winding Refn, 2004

41. Adam’s Apple, d’Anders Thomas Jensen, 2006

42. Démineurs, de Kathryn Bigelow, 2009

43. Speed Racer, d’Andy et Larry Wachowski, 2008

44. Cloverfield, de Matt Reeves, 2008

45. Punch Drunk Love, de Paul Thomas Anderson, 2003

46. There Will be Blood, de Paul Thomas Anderson, 2008

47. Love Actually, de Richard Curtis, 2003

48. Hypertension, de Mark Neveldine et Brian Taylor, 2007

49. Donnie Darko, de Richard Kelly, 2002

50. Les infiltrés, de Martin Scorsese, 2006

Aurélien Allin

EternalSunshine1. Eternal Sunshine of The Spotless Mind, de Michel Gondry, 2004

Avec ce drame délicat et conceptuellement barré, Gondry a capturé avec tact et inventivité les méandres de la mémoire et du sentiment amoureux. Un vrai film majeur, juste et sincère dans sa mélancolie, qui a durablement marqué mes rétines. Cerise sur le gâteau, Jim Carrey y trouve son rôle le plus riche et émouvant.

GoodNight2. Good Night, and Good Luck, de George Clooney, 2006

On a beau vénérer George Clooney, impossible de prévoir qu’il pondrait l’un des chefs d’œuvre de la décennie. Exploration brillante et passionnante des devoirs du journaliste, autant que pamphlet politique intemporel, GOOD NIGHT…  c’est tout autant la rigueur que le divertissement, un cri du cœur que du cerveau.

Sunshine23. Sunshine, de Danny Boyle, 2007

Il aurait pu sombrer dans le piège du néo-2001. Au lieu de ça, Danny Boyle livre avec SUNSHINE son complément parfait. Un thriller écolo aussi divertissant qu’intelligent, sobre que barré. Brillant à tout point de vue, c’est l’un des grands films mal aimés de la décennie, que le temps devrait gentiment hisser au sommet des classiques de la SF.

LOTR24. La Trilogie de l’Anneau, de Peter Jackson, 2001-2003

C’est un peu de la triche, trois films pour le prix d’un. Mais il était impossible de séparer les trois volets de cette saga qui à bien des égards, aura reformaté le cinéma de divertissement en offrant une saga aussi épique que bouleversante, dont l’intelligence d’adaptation continue d’étonner. Peter Jackson, réal de la décennie ? Sans doute.

GuerreMondes5. La Guerre des Mondes, de Steven Spielberg, 2005

Voilà pourquoi Spielberg est l’un des plus grands cinéastes de tous les temps. Sous couvert d’un blockbuster kaboom, il décortique, brutal et clinique, la cruauté humaine et l’horreur d’un génocide, où les victimes deviennent parfois aussi gerbantes que leurs bourreaux. Le premier grand film sur le 11/9 et l’Irak. Et accessoirement un puits sans fond d’idées de mise en scène.

DarkKnight26. The Dark Knight, de Christopher Nolan, 2008

Pour quelqu’un qui comme moi, n’avait que peu apprécié BATMAN BEGINS, sa suite aura été une épiphanie. A la lumière de ce brillant objet de pop culture et de cinéma 70’s où le récit est au centre de tout, l’on comprend mieux les bases posées par Nolan dans son prédécesseur. Plus qu’un film de super-héros, un western urbain fascinant. Un chef d’oeuvre. Ouais, carrément.

LaHaut7. Là-Haut, de Pete Docter, 2009

Pourvoyeurs du plus grand nombre de films dans mon top 50, les mecs de Pixar ont pondu bijou sensible sur bijou euphorisant. Mais LÀ-HAUT aura été celui qui m’aura le plus ébranlé. Arrivé à 30 piges pour pleurer devant un p’tit vieux souhaitant exaucer le rêve de sa femme décédée, balèze. Merci les mecs, j’en frissonne rien qu’en l’écrivant.

Incassable8. Incassable, de M. Night Shyamalan, 2000

Shyamalan est aujourd’hui dans les limbes, mais INCASSABLE restera. Synthèse à taille humaine de tout ce que les comics ont de grand, il nous met face à la question ultime : « et moi, je ferais quoi avec des super-pouvoirs ? ». Un pur film Spielbergien, où Bruce Willis explore avec une subtilité inédite chez lui la difficulté à trouver sa place dans le monde.

Nemo9. Le Monde de Nemo, de Andrew Stanton, 2003

Avec ses thèmes casse gueules traités sans sensiblerie, et ses mille idées à la seconde, LE MONDE DE NEMO a définitivement ancré Pixar comme LES seigneurs des années 2000. Un savoir-faire qu’Hollywood aimerait cloner sans en être capable, car le talent de ces gars-là repose sur un manque total de cynisme ou de prétention. Profond ET fun, rigoureux ET foutraque, pour enfants ET adultes.

Zoolander10. Zoolander, de Ben Stiller, 2002

Une comédie débile dans les dix meilleurs films de la décennie ? Ben oui. Car ici, Stiller, au contraire de nombre de ses confrères, structure son récit avec une rigueur hallucinante, tout en alignant gags énoooormes, personnages à crever parfaitement caractérisés, et parodie cinglante du diktat de l’apparence. Le mot culte a été inventé pour ZOOLANDER.

WallE11. Wall-E, de Andrew Stanton, 2008

Un classique instantané, ni plus, ni moins. Si les années 80 ont été dominées par les yeux gorgés d’humanité d’E.T., les années 2000 ont trouvé en un petit robot éboueur son successeur. Brillant, audacieux, expérimental, furieusement politique, faisant découvrir le cinéma muet aux gamins, WALL-E, c’est un peu le CITIZEN KANE de Pixar, voire de l’animation.

Kairo12. Kaïro, de Kiyoshi Kurosawa, 2001

Découvert par hasard au Festival de Cannes, rivé à mon siège comme un gamin : voilà une expérience que je n’oublierai de toute ma vie. Un film d’horreur agissant sournoisement sur l’intellect, décortiquant avec brio l’aliénation technologique et nous opposant à la peur de la mort. Mon plus gros flip depuis SHINING.

NotThere13. I’m Not There, de Todd Haynes, 2007

Todd Haynes a tout compris au biopic. Mieux, il a tout compris à Bob Dylan. Deux gageures tenues haut la main en un même film, impressionnant. Trop cryptique pour les profanes, I’M NOT THERE n’en demeure pas moins une exploration bouleversante et ultra-maligne de la complexité d’un génie. Les fans du Zimm, dont je suis, en restent bouche bée. Todd, attaque-toi aux Beatles, svp.

HighFi14. High Fidelity, de Stephen Frears, 2000

Le roman de Nick Hornby ne pouvait pas trouver plus bel écrin. Jamais l’amour de l’Art (ici, la musique pop) et son influence sur la vie quotidienne n’auront été observés avec autant de sincérité. On gardera cette comédie romantique et dépressive, ultra-référentielle et partageuse, comme un compagnon de toute une vie. On implore John Cusack de refaire un jour un aussi bon film.

ArreteMoi15. Arrête-moi si tu peux, de Steven Spielberg, 2003

Rares sont ceux ayant goûté cet opus de Spielberg. Débordant de classe et déroulant son récit avec une facilité déconcertante, ARRÊTE-MOI… c’est l’occasion pour le cinéaste d’explorer une fois de plus avec émotion les rapports père-fils et exorciser un mal qui le ronge depuis le divorce de ses parents. Comprendre ce film, c’est comprendre Spielberg.

PresqueCelebre16. Presque Célèbre, de Cameron Crowe, 2001

Cameron Crowe aime la musique plus que le cinéma. Et ça se voit dans cette superbe chronique d’une époque perdue, d’une adolescence formatrice passée trop vite. Véritable madeleine de Proust, PRESQUE CÉLÈBRE allie autant la mélancolie que l’exaltation, l’ironie que la sincérité. Rarement le rock n’aura eu autant de gueule.

VengeancePeau17. La Vengeance dans la peau, de Paul Greengrass, 2007

Les années 80 ont eu John McClane. Les années 00 Jason Bourne. On a l’action hero que l’époque mérite et avec ce troisième volet qui enterre toute la concurrence, Paul Greengrass fait d’un amnésique névropathe le seul héros que notre époque viciée peut avoir. Exaltant, un vrai coup de boule à la mise en scène aussi épileptique que compréhensible.

Zodiac18. Zodiac, de David Fincher, 2007

Fincher calme son talent brut pour un polar irrespirable et clinique, dont la maîtrise du récit égale une mise en scène sonnant comme une leçon de cinéma triomphante. Ennuyeux car manquant d’enjeux pour certains, ZODIAC c’est précisément ça : l’impossibilité d’avoir prise sur le Mal et donc d’en tirer une narration classique. Du ciné 70’s en barre.

Revelations19. Révélations, de Michael Mann, 2000

Avoir commencé à fumer à peu près à l’époque où sortait RÉVÉLATIONS sonne pour moi comme une ironie bien cruelle, tant ce film est effrayant. Passionner avec un thriller judiciaro-journalistique sur les méfaits de l’industrie du tabac, fallait le faire. Mann n’a jamais été aussi magistral. Le plan final est une des scènes les plus classes de la décennie.

Spidey220. Spider-Man 2, de Sam Raimi, 2004

Un ami m’a un jour lancé : « SPIDER-MAN 2, c’est un peu du Douglas Sirk dans le monde des super-héros ». Impossible de dire mieux. Mélodrame lacrymal à collants en lycra, spectacle phénoménal de maîtrise, SPIDER-MAN 2 fait de Peter Parker un héros quasi banal, qui pourrait tout aussi bien être vous que moi. La franchise ne s’en relèvera sans doute jamais.

21. Fous d’Irène, des frères Farrelly, 2000

22. 28 jours plus tard, de Danny Boyle, 2003

23. Munich, de Steven Spielberg, 2006

24. Kill Bill, Volume 1, de Quentin Tarantino, 2003

25. Monstres et Cie, de Pete Docter, 2002

26. Minority Report, de Steven Spielberg, 2002

27. Toy Story 2, de John Lasseter, 2000

28. Max et les Maximonstres, de Spike Jonze, 2009

29. Elephant, de Gus Van Sant, 2003

30. Mysterious Skin, de Gregg Araki, 2005

31. Magnolia, de Paul Thomas Anderson, 2000

32. District 9, de Neill Blomkamp, 2009

33. Mulholland Drive, de David Lynch, 2001

34. Le Secret de Brokeback Mountain, d’Ang Lee, 2006

35. Les Infiltrés, de Martin Scorsese, 2006

36. Speed Racer, des frères Wachowski, 2008

37. Man on the Moon, de Milos Forman, 2000

38. La Nuit nous appartient, de James Gray, 2007

39. La Science des Rêves, de Michel Gondry, 2006

40. There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson, 2008

41. Un Prophète, de Jacques Audiard, 2009

42. Soyez Sympas, Rembobinez, de Michel Gondry, 2008

43. Gangs of New-York, de Martin Scorsese, 2003

44. Ratatouille, de Brad Bird, 2007

45. Cloverfield, de Matt Reeves, 2008

46. The Host, de Bong Joon-ho, 2006

47. Team America, de Trey Parker et Matt Stone, 2005

48. Garage, de Lenny Abrahamson, 2008

49. Le Nouveau Monde, de Terrence Malick, 2006

50. Donnie Darko, de Richard Kelly, 2002

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