Polémique : Sherlock Holmes 2 en danger

05-01-2010 - 09:21 - Par

HomoSherlockBandeau

C’est LE sujet de conversation autour du film : le bon vieux Sherlock de Guy Ritchie serait homosexuel. Seulement, ça ne plaît pas du tout à l’ayant-droit.

DowneyPromo«Watson et moi, nous sommes deux hommes, qui sont colocataires, se battent et partagent le même lit.» La voilà la première déclaration lourde d’un sous-entendu shocking, de Robert Downey Jr au sujet de SHERLOCK HOLMES. C’était au moment du tournage. Ritchie aurait-il fait du détective le courtisan de son assistant ? Downey Jr est allé au « Late Show with David Letterman » la semaine dernière pour réitérer sa thèse. Or Andrea Plunket, qui détient les droits américains des opus de Sir Arthur Conan Doyle, a déclaré que si l’homosexualité de Sherlock devenait un sujet central dans la franchise, elle n’autoriserait pas Warner à mettre un deuxième opus en production. Elle explique : «J’espère que c’est un trait d’humour de Mr Downey. Ce serait une décision drastique mais je retirerai les droits à Warner de faire tout autre film sur Sherlock Holmes si jamais ils sous-entendent encore que Sherlock était gay. Je n’ai aucune hostilité envers les homosexuels. En revanche, j’en ai envers ceux qui ne respectent pas l’esprit des livres.»

SherlockWatsonOn ignore pourquoi Mme Plunket s’énerve aujourd’hui, alors que le sous-texte gay de SHERLOCK HOLMES a toujours été un vrai sujet de discussion ; Rachel McAdams (Irène Adler dans le film) portait sa pierre à la polémique il y a quelques mois : «Bien sûr, j’interprète le love interest du film… Mais je dirais que c’est plutôt Watson… » Si les buddy movie sont souvent crypto-gay, chaque connaisseur y allait de son commentaire : un journaliste du New York Post y voyait le moyen de «générer une vaine polémique puisque le choix artistique nuirait au potentiel commercial du film aux USA», le rédacteur en chef du Sherlock Holmes Journal, lui, s’appuyait sur l’Histoire et déclarait que «Holmes est asexué et n’a aucun intérêt érotique envers les femmes, ni les hommes.» Noir sur blanc, chez Conan Doyle, dans «The Sign Of Four», le personnage avouait «ne jamais faire confiance à une femme» quand Watson lui diagnostiquerait plus tard une véritable «aversion envers la gent féminine». Si tous s’accordent à dire que Sir Doyle n’aurait pas hésité longtemps à faire de son héros un homosexuel s’il avait bâti sa saga de nos jours, le magazine anglais et fouille-merde News of The World met les pieds dans le plat : peu importe l’audace, Guy Ritchie aurait été contraint, sur demande express de Warner, de retourner certaines scènes dans lesquelles la sexualité de Holmes était trop ambiguë. «Holmes et Watson ont toujours été un couple», explicite Guy Ritchie. «Ces mecs sont plus ou moins amoureux l’un de l’autre, mais c’est de l’amitié virile… On marche sur des œufs, car c’est simplement une relation forte entre deux hommes.» Voyez-y ce que vous voulez.

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