DRIVE : une femme porte plainte contre le distributeur américain

09-10-2011 - 10:05 - Par

Sarah Deming, citoyenne du Michigan, pensait aller voir une sorte de FAST AND FURIOUS. Et comme ce n’était évidemment pas le cas…


Récemment, et même à la télévision française, on a beaucoup entendu que DRIVE était un film « de poursuites en voiture », ce qui le résume d’une manière si triviale et si erronée qu’on est en droit de se demander si ceux qui le qualifient comme tel ont vraiment vu le film. Pourtant, il suffit d’avoir lu deux ou trois papiers dans la presse pour comprendre que DRIVE est tout autre chose. Mais une femme du Michigan a décidé d’épingler ceux qui lui ont mévendu le long-métrage et les mettre face à leurs responsabilités. Elle a décidé d’attaquer Film District, distributeur américain du film, et le cinéma qu’elle fréquente, Emagine, pour l’avoir menée à penser, via la bande-annonce, qu’elle irait voir « un film de poursuites en voitures… similaire à FAST AND FURIOUS, ou du même genre ». Peut-être n’avait-elle pas prêté attention au visa R (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés) attribué par la MPAA à DRIVE pour sa « violence sanglante et brutale, son langage et quelques scènes de nudité », quand FAST AND FURIOUS était à peine PG-13 (le contenu n’est pas forcément adéquat à un enfant de moins de 13 ans)…. Et là, on est en droit de se demander « à qui la faute »…

Sarah Deming n’hésite pourtant pas non plus à souligner que DRIVE contient un « racisme extrêmement diffamatoire et déshumanisant dirigé vers les membres de la communauté juive, qui promeut ainsi la violence envers les membres de la communauté juive ». Elle réclame évidemment qu’on lui rembourse son ticket. Devait-elle passer par ce coup d’éclat juridique pour qu’on lui rende ses 10 dollars ? Une simple lettre à Film District n’aurait-elle pas pu apaiser ses griefs ? Pas sûr, car la colère de Sarah Deming a pour vocation de changer l’industrie. Et les conséquences pourraient être bien plus lourdes si par le plus grand des hasards, la justice lui donnait raison : elle veut la fin des « trailers mensongers ». Et pour ce faire, elle veut lancer une action en justice commune, massive (une « class action ») appelant à la rejoindre quiconque pense qu’une bande-annonce doit refléter exactement le contenu du film qu’elle promeut. Elle ira déposer sa plainte la semaine prochaine au tribunal.

Les représentants de Film District ont refusé de commenter auprès de ClickOnDetroit.com qui révèle l’affaire.

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