J.J. Abrams a été « forcé » de faire STAR TREK 2 en 3D

12-01-2013 - 10:57 - Par

C’est le réalisateur lui-même qui le dit, dans des propos des plus explicites. 

Janvier 2011 : « Je n’ai rien contre la 3D en théorie », expliquait J.J. Abrams, « mais je ne vais pas voir un film parce qu’il est en 3D. Concernant STAR TREK, dès que j’aurai lu le script, s’il est écrit ‘Quelqu’un pointe une arme vers la caméra de façon menaçante’ et que nous pensons tous ‘Ah, ça serait mieux en 3D !’, on verra. J’en sais rien. D’autant que j’aime les plans panoramiques rapides, et c’est très difficile à faire en 3D. » Le réalisateur exprimait là son désamour plus ou moins franc pour la 3D et son hésitation à réaliser STAR TREK 2 en relief. Mais quelques mois plus tard, en novembre 2011, on apprenait que STAR TREK 2 serait bel et bien en 3D. En décembre 2011, des précisions tombaient : STAR TREK 2 ne serait pas tourné en 3D, mais post-converti. La raison ? L’amour de J.J. Abrams pour la pellicule, qui ne permet pas de tourner en 3D, puisque le procédé natif nécessite de filmer en numérique : « Nous tournons en pellicule, disait-il, alors nous allons méticuleusement convertir STAR TREK 2, comme ils l’ont fait pour HARRY POTTER. Avec un peu de chance, étant donné notre date de sortie, nous aurons des mois pour faire les choses bien, car si vous allez trop vite, cela ne donne rien de bon. »

J.J. avait donc craqué, mais conscient qu’une grande partie de ses fans, et des cinéphiles, ne sont pas des plus convaincus par la 3D, il a décidé de sortir du bois, et expliquer la raison pour laquelle il s’est rallié à la cause du relief. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne manie pas ici la langue de bois puisque selon lui, Paramount lui a forcé la main, sous peine que le film ne se fasse pas… Au magazine SFX (via Blastr), il déclare ainsi : « Le studio a dit ‘Si tu fais le film, tu dois le faire en 3D pour raisons économiques’. La vérité est que je n’aime pas la 3D. Alors l’idée de faire STAR TREK en 3D était ridicule. » Une vérité assénée de façon abrupte et sincère. Toutefois, Abrams tempère ensuite son avis, assurant qu’au final, son désamour du procédé « l’a aidé en un sens, car cela a obligé l’engagement de stereographeurs et d’une équipe 3D qui ne prenaient pas pour acquis notre amour de la 3D. »

Il décrit ensuite plus avant son avis sur le relief et comment son désamour lui a été utile pour livrer une post-conversion convaincante : « J’ai des soucis avec la 3D. Je la perçois mal, elle me donne des migraines, elle m’ennuie, je déteste les lunettes, je déteste le fait que parfois, elle assombrisse tout. Donc je l’ai approchée avec beaucoup de cynisme. La vérité est que nous avons utilisé des techniques jusqu’alors inédites pour les films en 3D. Ils (l’équipe 3D, ndlr) ont réglé certains problèmes. Il y a désormais eu suffisamment de films en 3D pour qu’ils puissent comprendre comment éliminer certains soucis. Au final, cela a fait de moi un croyant en la 3D, alors qu’au départ j’étais vraiment contre. La légende veut que si vous ne tournez pas en 3D, cela ne peut pas être bon. En fait, le contraire peut être vrai. » Nous ne sommes pas forcément convaincus pour autant. Mais ces derniers mois, deux cinéastes d’envergure, J.J. Abrams sur STAR TREK et Guillermo del Toro sur PACIFIC RIM se sont retrouvés dans la même position (forcés par une major à adopter la 3D en post-conversion) et ont ensuite loué le procédé. On va donc essayer de leur faire confiance.


 
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