CEFF 2016 : WHITE GIRL

06-06-2016 - 13:50 - Par

CEFF 2016 : WHITE GIRL

Infos, galerie, questions à la réalisatrice… Tout sur les films de la compétition indépendante américaine du Champs-Elysées Film Festival 2016.

C’est quoi ?
Attention, premier long ! Celui d’Elizabeth Wood, jusque-là réalisatrice de docu ou de courts-métrages. Elle est parvenue à réunir Justin Bartha (VERY BAD TRIP), Chris Noth (THE GOOD WIFE) et Brian Marc (bientôt dans LUKE CAGE) autour de Morgan Saylor (Dana Brody dans HOMELAND) pour raconter l’histoire d’une jeune étudiante éconduite, prête à tout pour récupérer le garçon dont elle est amoureuse et traverser un monde de drogue, de sexe et d’excès. À ce qu’on a lu, WHITE GIRL serait en grande partie basé sur la jeunesse de sa réalisatrice. Justin Bartha a décrit le film comme particulièrement immersif, Wood comme une expérience clivante. Elle est un grand espoir du nouveau cinéma indépendant américain.

 

Questions à la réalisatrice Elizabeth Wood

Que signifie d’être indépendant pour vous ?
Pour moi, le cinéma indépendant c’est la liberté, pouvoir communiquer une vision unique sans la moindre limite. Je ne me verrais pas faire un film et que des gens puissent me dire NON, ou que ma vision ne soit pas celle sur l’écran. J’ai été très chanceuse sur WHITE GIRL et je vis dans la peur du jour où je devrais faire un film sans avoir cette totale liberté.

Pensez-vous que l’époque soit enthousiasmante pour le cinéma indépendant ?
Je pense même que cela pourrait bien être la période la plus excitante pour le cinéma indépendant. Le modèle hollywoodien conservateur actuel est en train d’échouer, les salles perdent de l’argent… Du coup beaucoup de gens ont peur pour le futur du cinéma. Mais en fait c’est génial : le cinéma est devenu comme le Far West. De nouveaux parrains ont débarqué (Netflix, Amazon) avec des moyens illimités et la volonté de financer des choses nouvelles et un peu folles. De nos jours, tout le monde peut virtuellement voir tout ce qu’il veut. Bien sûr, les vidéo clubs ont fermé et les gens ne vont peut-être plus en salles, mais le fait qu’un gamin vivant à la campagne puisse trouver un film en ligne, puisse trouve MON film en ligne et le regarder immédiatement, c’est magique ! Tout à coup, l’art, le vrai, peut atteindre n’importe qui n’importe où !

Quel est votre film français préféré et pourquoi ?
Je suis totalement obsédée par un court-métrage, GARE DU NORD de Jean Rouch. Je l’ai regardé des centaines de fois. Il met en scène un couple en pleine conversation et c’est aussi réaliste que sombre et hilarant. Je suis aussi très fan de 29 PALMS de Bruno Dumont. Je sais que bien des gens méprisent ce film mais moi je le trouve magique et dingue. Je me souviens l’avoir vu au cinéma et pendant la dernière scène, un spectateur avait hurlé : ‘Cette salope l’a mérité !’ Un film qui parvient à provoquer une telle réaction a tout pour lui, selon moi. À MA SŒUR et ROMANCE de Catherine Breillat font aussi partie de mes films français préférés – ce sont des films choquants et authentiques émotionnellement parlant. Ils m’avaient électrisée.

Quel est votre film américain préféré et pourquoi ?
Ce que je préfère, ce sont les films qui ont une histoire claire et forte, qui me mettent dans un état émotionnel dont j’ai du mal à sortir. Dans le genre, je citerais TROIS FEMMES de Robert Altman, PUNCH DRUNK LOVE de P.T. Anderson, LA BALADE SAUVAGE de Terrence Malick, VIRGIN SUICIDES de Sofia Coppola et MACADAM COWBOY de John Schlesinger.

 

 

 

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