CEFF 2017 : MERRICK

11-06-2017 - 11:23 - Par

CEFF 2017 : MERRICK

Infos et questions au réalisateur… Tout sur les films de la compétition française du Champs-Elysées Film Festival 2017.

 

C’est quoi ?
Dans un monde décimé par une étrange épidémie, Stanislas Merrick, un ancien champion de boxe, survit reclus et coupé du reste du monde. Son quotidien est bouleversé lorsqu’il fait la rencontre d’Esther, une jeune fille échappée d’un camp de réfugiés et recherchée par un ancien soldat.

 

Questions au réalisateur Benjamin Diouris

Quel est votre film français de chevet ?
LE 5e ÉLÉMENT de Luc Besson (1997). Parce que c’est une leçon d’efficacité dans la narration et la direction d’acteurs, et qu’on ne se lasse jamais de le voir en boucle. Pour son côté sur-pop et son histoire géniale qui font faire un plein d’énergie et revigorent chaque fois qu’on le regarde.

Quel est votre film américain de chevet ?
INTERSTELLAR, de Christopher Nolan (2014). Parce que c’est le film qui dépeint la vision la plus poétique qui soit de l’amour. L’amour comme quelque chose de quantifiable, de préhensible : une sorte de filin qui nous mouvrait à travers le temps et l’espace. Pour sa dimension totalement anti-manichéenne et rationnelle, et parce que c’est la consécration du space opéra.

Qu’y-a-t-il selon vous de foncièrement français, hormis la langue, dans votre film ?
Merrick est un patchwork de genres et de courants : dans le cadre, il y a l’ampleur et les grands espaces du Western Américain ; dans l’éclairage et le travail sur la couleur, la marque d’un cinéma beaucoup plus pop (ONLY GOD FORGIVES, DRACULA 3D, SUSPIRIA) ; dans la narration, une dimension épique propre au «cinéma-fresque» anglo-saxon des 60’s (DR JIVAGO) mais aussi du cinéma russe (GUERRE ET PAIX, WATERLOO). Pourtant, malgré ce mélange, le film reste centré sur l’intimité du personnage, un axe de narration très français. On retrouve aussi parfois la légèreté et les envolées de la Nouvelle Vague, même si elles sont rapidement chassées par l’aspect sombre du film, qui reprend même des codes du cinéma d’horreur. Et c’est de ce mix de genres que découle un certain caractère novateur propre au cinéma d’auteur français.

De 0 à 10, à combien évalueriez-vous la difficulté d’être arrivé à bout de votre film ? (0 = les doigts dans le nez / 10 = je suis encore sous lexo)
8. Car la difficulté est inhérente à l’indépendance : aucune aide financière ne nous a été accordée et toutes les étapes du film, de la préparation à la post production, ont été placées sous le signe de la débrouille. Les critères principaux de la réussite du projet ont été, d’une part, la participation de partenaires nous ayant permis d’avoir accès à du matériel de haute qualité et, d’autre part, l’engagement incroyable d’une équipe jeune, soudée et très talentueuse qui a su travailler dans des conditions parfois très difficiles.

 

 
 

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