On attendait de pied ferme le deuxième film de Sylvain Chomet sept ans après LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE. Trop ?
Resté pendant près de cinquante ans dans les archives du Centre National de la Cinématographie, le script de L’ILLUSIONNISTE, alors intitulé « Film Tati n°4 », que le génie français écrivit entre 1956 et 1958, fut donc offert à Sylvain Chomet par Sophie Tatischeff, fille du cinéaste, quelques mois avant sa mort. Elle ne pouvait se résoudre à laisser cette histoire dans les tiroirs. L’histoire d’un magicien, qui à l’aube des années 60, comprend que son art meurt lentement sous les assauts du rock’n roll, et qui s’entiche d’une jeune adolescente croyant que ses tours sont réels et non truqués. De quoi laisser émerger tendresse, tristesse, gags visuels et étude sociétale comme Tati en avait le secret. Mais malgré des moments franchement réussis, Sylvain Chomet ne parvient à totalement réussir son pari.






